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A la fin de 1944, le rouleau compresseur soviétique avance sur tous les fronts, y compris dans les Balkans : après la «libération» et le changement de camp de la Roumanie et de la Bulgarie, c’est la Hongrie, dernier allié de l’Allemagne, qui est menacée. Budapest est rapidement menacée d'encerclement, ce qui est inconcevable pour Hitler, car la capitale hongroise se situe sur la route qui donne le seul accès aux précieux champs pétrolifères de Roumanie, indispensables à la machine de guerre allemande. Le Führer, dans son délire habituel, ordonne de reprendre la capitale et de percer vers l'Est. De précieuses divisions blindées sont retirées du front des Ardennes, dégarnissant la défense de l’Allemagne, et mettent six semaines, sur un réseau ferré désorganisé, pour rejoindre le Nord du lac Balaton avant de se lancer dans la dernière grande offensive allemande lancée à l'est le 6 mars… |
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Au départ, la percée principale rencontre un succès certain durant les deux premiers jours et de nombreux chars soviétiques sont détruits grâce à la supériorité des blindés allemands. Mais rapidement, les russes organisent leur défense, infligeant à leur tour de lourdes pertes parmi les Panzerdivisionnen. De plus, le dégel commence brusquement, avec son cortège de tempêtes mêlant pluie et neige, gênant considérablement les blindés allemands qui se battent sur une vaste zone marécageuse, où le sol, jusqu’alors gelé, se liquéfie. Les russes n'on plus qu'a reprendre l'offensive le 16 mars et écraser une infanterie allemande de piètre qualité, constituée de troupes inexpérimentées venant de la Luftwaffe ou de la Kriegsmarine. Cette retraite se transforme vite en déroute pour s’arrêter en Autriche, aux portes de Vienne, qui tombe le 13 avril. |