Les troupes de la Wehrmacht qui ont percé à Sedan, ont surpris les armées franco-britanniques sur leur arrières. C'est la débâcle pour les alliés. Commence alors la retraite vers Dunkerque où s'organise l'évacuation des soldats français et du Corps Expéditionnaire Britannique vers l'Angleterre. Hélas, le 25 mai 1940, les blindés du Général Rommel coupent la route Lille/Armentières à Lomme stoppant ainsi la retraite des troupes françaises. Dès lors, les 40 000 hommes de la 1ère armée française se retrouvent enfermés dans la ville de Lille déclarée ville ouverte. La capitale des Flandres est vidée de ses habitants, mais peuplée de réfugiés pour la plupart belges qui se terrent dans les caves et entrepôts. Dès le lendemain la ville est encerclés par les allemands qui ne peuvent pas se permettre de laisser une poche de résistance, où se trouve encore des milliers de combattants, sur leurs arrières. Il s'agit dès lors, pour les français, de défendre la ville et de retarder l'avance allemande afin de permettre aux armées britanniques et françaises de rembarquer un maximum de troupes à Dunkerque...

 

 

A Lille, s'engagent des combats très violents un peu partout dans les faubourg sud et ouest afin de rompre l'encerclement de la ville notamment par les blindés du 36ème régiment de la 4ème Panzer Division. Une mêlée confuse, où chaque unité lutte autour de son chef, sans aucune coordination entre les points de résistance, car les communications sont coupées. Ces unités, où beaucoup de soldats sont originaires du Nord Pas-de-Calais, mais également composées de soldats nord-africains résistent rue par rue, maison par maison. Les allemands utilisent même leur artillerie de campagne, entraînant de nombreuses victimes...

Le 29 mai 1940, le général Juin se rend. Après plusieurs jours de durs combats, le 31, le général Molinié à cours de munitions dépose les armes à son tour. C'est alors, qu'a lieu un spectacle étonnant dans la guerre moderne : sur la Grand'place de Lille, l'état-major allemand rend les honneurs de la guerre aux combattants français pour saluer leur courage et leur humanité. Devant la tribune des officiers, face à la haie d'honneur des soldats allemands au garde-à-vous, les vaincus défilent en armes. Les soldats jettent ensuite leurs fusils Place de la gare avant d'être embarqués pour les camps de prisonniers devant les rares lillois en larmes encore présents dans leur cité. Grâce au sacrifice des combattants d'arrière-garde et à leurs actions de retardement menés sur l’Escaut, à Lille et sur la ligne des canaux du bassin minier, plus de 350 000 soldats britanniques et français sont évacués dans des conditions dramatiques, à Dunkerque au cours de l'opération Dynamo, entre le 26 mai et le 4 juin 1940, ce qui représente un succès inespéré dans le chaos ambiant…


J'ai situé l'action le 29 mai, quelques part dans les faubourg sud de Lille, à l'angle du Faubourg des Postes et de la rue de Balzac, un Panzer II de la 4ème PanzerDivision progresse dans les ruines du quartier. Le chef de char est un peu trop confiant et n'imagine pas un seul instant que sa vie va bientôt s'arrêté sous les tirs des soldats français qui se sont aventurés dans les rues de Lille très certainement dans l'espoir de rejoindre leur ligne... Si vous souhaitez en savoir plus sur la poche de Lille, cliquez ci-dessous et rendez-vous sur cet excellent site dont je me suis inspiré pour mon diorama.

Les performances du Panzer I étant insuffisantes, un char léger fut mis à l'étude en attendant l'arrivée du Panzer III. Le Panzer II fut donc produit à partir de 1934. Il était compact et servi par 3 hommes d'équipage. Pesant près de 9 tonnnes, son armement se composait d'un canon de 20mm KWK 30 et d'une mitrailleuse MG 34 de 7,92mm, le tout se logeant dans la tourelle protégé par un blindage de 15mm. Son moteur Maybach de 140cv lui permettait d'atteindre 40km/h maximum. La version A fut produite à partir de 1937. L'entrée en service du Panzer III tardant, le Panzer II fut produit à plus de 1100 exemplaires et constitua l'épine dorsale de l'armée blindée allemande notamment durant les campagnes de Pologne et de France. Par la suite, il fut modifié au niveau de la tourelle et continua à servir en Afrique du Nord et en Russie, en première ligne mais aussi dans des missions de liaison et de reconnaissance jusqu'en 1943. Il terminera sa carrière au sein de missions de police dans les territoires occupés. Son chassis servit également de base à divers types de canons autoportés.


PANZERKAMPFWAGEN II - Auf A/B/C (Sd.Kfz.121)
Tamiya - réf. 35292 - Echelle 1/35ème

INFANTERIE FRANCAISE
Tamiya - réf. 35288 - Echelle 1/35ème
DIORAMA COIN DE RUE
Miniart - réf. 35512 - Echelle 1/35ème

Les éléments du décor
Tous les élements composant le décor proviennent de la boite d'origine MINIART. Seul ajouts : les gravats (petites briques broyées : vendues en magasin pour activités manuelles), les plaques de rues et le panneau routier sont en carte plastique. Les lettres servant au nom de rue proviennent d'un transfert à sec tandis que les indications routières sont faites à l'ordinateur. Les supports télégraphiques proviennent de la boite à surplus et les affiches proviennent de recherche sur le web et imprimé à l'échelle.

 

Diorama à l'échelle 1/35ème
Dimensions : - 20 x 18.5 x (Hauteur 20 cm)